Le grand juge : le mental
Swami Vishwananda aime raconter des histoires pour illustrer ce qu'est la spiritualité. Un jour il raconta lors d'un satsang cette petite histoire:
"Un frère d’un monastère égyptien demanda une fois à l’abbé Poémon : « Si je vois mon frère faire une faute, est-ce juste de ne rien dire de sa conduite »? Le vieil homme répondit : « Lorsque nous fermons les yeux sur les fautes de notre frère Dieu fermera les siens sur nos propres fautes. Et lorsque nous racontons aux autres les fautes de notre frère, Dieu fera de même avec nos fautes ».
Un frère du monastère de Scétée en Egypte avait commis une faute. Un concile fut annoncé pour traiter de cette question et l’abbé Moïse fut invité mais il refusa d’y aller. Le prêtre de Scétée envoya donc un messager pour lui dire : « Viens tout le monde t’attends ». Alors il partit après avoir attaché une jarre percée remplie d’eau attachée derrière son dos. Tous les participants du concile sortirent du monastère pour l’acceuillir et lui demandèrent : « Père qu’est-ce-que tu fais avec cela ? Qu’est-ce-que cela veut dire » ? Le vieil homme leur répondit : « Mes fautes coulent sans cesse derrière moi sans que je m’en apperçoive et je suis venu ici pour juger les erreurs d’un autre ». Lorsque l’abbé Moïse eut fini de parler, personne n’osa plus rien dire au frère fautif et tous lui pardonnèrent".
Un véritable maître spirituel
Le maître est le miroir du disciple. Ainsi le disciple peut apprendre à se connaître. Je l’ai vérifié tellement de fois auprès de Swami Vishwananda. En même temps le vrai Maître spirituel est ancré dans la conscience divine. Ce qu’il fait, il le fait par amour. Il ne recherche pas sa jouissance personnelle mais l’élévation spirituelle de ses disciples. Il connaît tout de leurs passés et de leur vies antérieures.
Un maître spirituel comme Swami Vishwananda utilise les éléments de la réalité quotidienne pour élever la conscience du disciple. Il peut jouer des rôles, refléter le caractère du disciple et mettre la confusion dans le mental du disciple. Lorsque le mental ne comprends plus ce qui se passe, il lâche sa prise sur la conscience et le cœur peut s’ouvrir. Le maître véritable est conscient à chaque instant de son but et il n’a pas peur de mettre même sa réputation en jeu pour tester ses disciples et augmenter leur foi. Il sait que c’est dans les situations extrêmes que le disciple apprend le plus, lorsque l’on fait confiance à sa foi et à son cœur plus qu’à son mental. Cliquez ici pour lire la suite. (par Vijaya)
Relation Guru-disciple
Swami Vishwananda raconta lors d’un Satsang cette histoire:
« En Inde un Guru s’était allongé sous un manguier, le disciple lui massait les pieds. Le guru voyant une mangue accrochée à l’arbre sous lequel il était allongé, demanda au disciple d’aller la cueillir.
Et juste à cet instant le maître meurt. A cause de son désir de manger une mangue au moment de mourir, il est pris par Maya et dans l’espace de trois jours il doit se libérer de ce désir. Le disciple ayant ramassé la mangue, l’observe. Il se demande ce qu’il doit faire. Il pense : Si mon Guru a eu ce désir au moment de mourir, il est pris par Maya et doit renaître pour satisfaire ce désir. Il voit alors une minuscule petite fourmi qui marche sur la mangue et essaie de trouver un endroit pour pénétrer la peau et pouvoir la manger. Cliquez ici pour lire la suite. (par Vijaya)
Le guide spirituel
J’ai été témoin tellement souvent, de ce que l’on appelle les miracles de Swami Vishwananda. Ce ne sont pas les phénomènes et les miracles se produisant autour de Swami qui m’impressionnent le plus. Par contre sa capacité à aider et à assister les gens dans leur recherche personnelle. Il les inspire à devenir conscient que Dieu est la seule réalité et à mener une vie guidée par l’Esprit.
J’admire la façon dont Swami Vishwananda tout en faisant son travail de guide spirituel arrive à rester fermement les pieds sur terre en toute humilité. Cliquez ici pour lire la suite. (par Vishwaparthananda)
La médisance
Pourquoi tous les maîtres spirituels sont-ils confrontés à la médisance ? Mis à part de la jalousie et des ragots, à partir du moment ou vous enseignez et ou les gens viennent à vous pour vous demander des conseils, il y en a toujours qui attendent quelque chose de vous et s’ils ne l’obtiennent pas, ils se retournent contre vous. Ils disent du mal sur vous. De même qu’il y a des gens très positifs, le mental de certaines personnes est tellement négatif qu’il mâche comme un chewing-gum leurs pensées négatives. Le mental veut toujours avoir raison et pour affirmer la justesse de son point de vue, il répand son poison négatif dans le mental des autres partout où il se trouve. Cliquez ici pour lire la suite. (par Vijaya)
Sa façon d’enseigner
Comme gourou ou maître spirituel, Swami Vishwananda rayonne une autorité naturelle même si son comportement est spontané. Il peut être strict mais toujours il la tempère par son tempérament doux et charitable. Il sait ce qui est bon pour ses disciples. Si l’un d’eux fait quelque chose qu’il désapprouve, il le fait remarquer à la personne en question.
Plutôt que de condamner cette personne, Swami Vishwananda essaie de planter une graine d’aptitude à apprendre de ses fautes tout en continuant son chemin. Il soutient cette attitude et encourage la personne. Swami Vishwananda dit : « Lorsque vous êtes tombés, il vaut mieux vous relever et par l’expérience de cette faute douloureuse en sortir plus fort plutôt que de ressasser votre faute jusqu’à ce qu’elle provoque une maladie physique ».
Swami Vishwananda est très tolérant envers les autres. Il n’essaie jamais de convaincre les autres de son opinion personnelle et il ne fait jamais la morale. Lorsque quelqu’un lui demande son avis à propos d’un problème, il dit clairement ce que la personne doit faire pour rétablir la situation mais il laisse le libre choix à la personne de décider. Lorsque Swami se trouve dans une situation difficile, il réagit rapidement pour en sortir.
Une fois nous étions Swami Vishwananda et moi à Rodrigues, une petite île non loin de l’île Maurice. Nous habitions dans une pension de famille. Le fils de la famille était âgé de vingt ans, comme Swami Vishwananda à cette époque. Le fils commença à se moquer de Swami et de ses qualités spirituelles à faire des miracles. Swami patiemment essaya plusieurs fois de parler avec le garçon et de le raisonner mais sans succès. Alors Swami se retira de cette situation inconfortable. J’avais été surpris à l’époque de voir qu’au lieu d’être blessé ou en colère Swami Vishwananda éprouvait de la pitié pour ce garcon. Les gens ont avec Swami des relations très différentes sans qu’il s’en offense. Pour certain il est le gourou, le maître spiritual, le frère, l’ami ou tout simplement une personne normale. Bien que Swami Vishwananda est mon gourou, il sera toujours mon meilleur ami en même temps. (par Vishwaparthananda)
Une longue prière
En l'an 2000 nous fîmmes avec Swami Vishwananda et une cinquantaine de personnes un pélerinage à travers l'Italie dans les lieux d'apparitions de la Vierge Marie. Nous nous arrêtions dans les monastères pour passer la nuit.
Nous arrivâmes un soir au monastère d’Oropa avec notre car pour passer la nuit. La vue est magnifique car il se trouve dans les montagnes. De la neige recouvrait les rochers aux alentours. Après avoir rangé nos affaires et dîner au réfectoire, nous sommes allés prier la belle madone noire dans le sanctuaire. La tradition rapporte que Saint Eusèbe aurait ramené cette statue en bois sculpté par saint Luc depuis Jérusalem. Après avoir admiré un immense crucifix en bois sculpté dans la cour extérieure, nous entonnèrent un rosaire repris par tout notre petit groupe, puis quelqu’un chanta un cantique, puis un autre chant chrétien. Swami se mit à chanter tout son répertoire, cela n’en finissait pas. J’avais les pieds complètement gelé, je regardais les autres personnes qui semblaient grelotter de froid. Personne ne s’était habillé pour rester dehors. Je glissai à l’oreille de Swami Vishwananda :
- Si on reste encore longtemps les gens vont tous s’enrhumer ! Il me répond alors :
- Personne n’aura le rhume. Ne te fait pas de souci quand tu pries Dieu.
Je n’ai plus rien dit, j’étais rassuré mais frigorifié. Nous avons encore chanter un quart d’heure puis nous sommes allés boire un thé bien mérité. Ainsi j’ai appris d’être tout à Dieu, lorsque je le prie et de ne pas m’occuper d’autre chose.
Le lendemain et les jours suivant tout le monde était en bonne santé. (par Vijaya)
En Août 2000 la chapelle de l'ashram à l'île Maurice fut inaugurée. Tout les matins vers sept heures nous nous réunissions pour une prière. Un matin, comme Swami Vishwananda n’avait pas les stigmates, il est aussi venu à la chapelle. Vers le soir, il avait mal à la tête et vers 19 h les stigmates se sont ouverts et le sang coulait aux mains et aux pieds. On lui a fait un pansement, il souffrait beaucoup. En récitant le chapelet nous allions en procession de la chapelle à la petite grotte de Rosa Mystica. Marie apparaît sur la branche d’un petit arbre en face de la grotte. Lorsque Marie disparaît, une larme coule le long de la joue de Swami.
Après l’apparition, Swami Vishwananda raconte : « son petit pied fin dépassait de sa robe, elle souriait, contente de nous voir réunis pour prier. Elle nous demande de faire le chemin de retour vers la chapelle à genoux. Swami Vishwananda en tête de la procession à genoux, impassible arriva le premier. Pour la vingtaine de personnes qui suivaient, sur le gazon tout allait bien, mais lorsque l’on arriva sur le sentier de gravier pointu, les visages grimaçaient, chacun faisait l’expérience de la souffrance gratuite !
Combien plus grande fut la souffrance du Christ, pleinement acceptée. Arrivée à la chapelle, le message de Marie fut lu. Elle donnait clairement le sens de la vie : s’offrir pour les autres, suivre l’exemple donné par Jésus. (par Vijaya)
Un pandit
La mère de Swami Vishwananda raconte:
"Peut-être étais-je opposé à ses tendances spirituelles parce que je ne pratiquai aucune religion. Lorsque je lui criais : « Arrêtes de prier!” Il me répondait : Mais ce n’est qu’une prière. “
Visham avait dix ans à cette époque, il se conduisait comme un prêtre, un pandit – il allait au temple tout les jours et faisait son puja. Je lui disait : « Que fais-tu ? Tout les jours tu offres un puja comme un pandit. » Il me répondit : « Oui, je veux devenir un pandit. » Et je lui disais : « Non, tu ne seras pas un pandit, ce n’est pas un métier cela. »
Swami Vishwananda enfant économisait son argent de poche et l’utilisait pour acheter les ingrédients dont il avait besoin pour faire ses prières. Un jour il acheta une grande statue une murti et la cacha dans la maison de sa tante car il savait que je n’aurai pas contente et que je l’aurai disputé".
(par Bindow la mère de Swami Vishwananda)
Visite à ma mère - France
Avec Swami Vishwananda, ma femme et mes deux enfants, nous descendons en l'an 2000 près de Cannes sur la côte méditerranée, ou ma mère habite. Nous avons loué une villa près de l’appartement ou elle réside. Nous allons avec Swami visiter des chapelles et des églises aux environs. Quelqu’un a donné une icône de Jésus à Swami Vishwananda, il l’a placé sur la table de nuit. Le lendemain matin une forte odeur de parfum règne dans la chambre. Le visage de l’icône suinte d’huile parfumée et des yeux du Christ coulent des larmes de sang ainsi que de la blessure de la main de Jésus. Swami met une serviette sous l’icône ou le parfum et le sang s’y imprègne. (par Pritalananda)
Maman est morte le 20 Décembre, pendant la nuit d’un arrêt du cœur. J’avais prévu de passer Noel avec elle, mais elle est partie avant cela. Avec Swami Vishwananda et ma petite famille, nous étions restés une semaine avec elle, quelques semaines auparavant. Comme il pleuvait, nous avions passé la plupart du temps avec elle, dans son appartement de La Napoule.
Le jour précédent son décès, elle avait toute sa tête alors que depuis son opération son état mental s’aggravait presque de jour en jour. D’abord, elle ne pouvait plus lire, puis elle ne pouvait plus fixer son attention sur la télévision, puis elle parlait en répétant plusieurs fois les mêmes choses, puis elle ne trouvait plus les mots pour parler. Finalement il ne sortait qu’une salade de mots incohérents de sa bouche. Alors elle soulevait les épaules en disant : « Je n’y arrive plus ». Cet état lui était difficile à supporter, elle qui avait été toute sa vie très présente, intellectuelle et prodiguant des conseils.
La dernière fois que je lui téléphonais, trois jours avant son décès, elle me surprit. Elle qui était plutôt retenue dans l’expression de ses sentiments, elle laissait parler son cœur et me disait : « Merci, merci d’avoir appelé, cela me fait tellement plaisir. Je t’aime, mon chéri, je t’aime, merci, merci, je t’aime. »
Heureux de l’entendre parler ainsi je lui répondais de la même façon : « Moi aussi, je t’aime, je t’aime beaucoup, bientôt je viendrai te voir, je t’aime. » Mais déjà elle n’écoutait plus.
Lorsque j’appris son décès au téléphone, je sautai dans un avion pour Nice et j’allai la voir une dernière fois. Elle était allongée dans le reposoir de la maison de retraite ou elle avait voulu aller après son opération. Après avoir éteint les néons de cette salle aux carreaux blancs et allumer des bougies, j’ai prié le rosaire. Lorsque j’eu fini, j’avais la certitude que maman était auprès de Marie. Ma tristesse avait disparu. Rentré à l’appartement de maman, quelle surprise lorsque le téléphone de l’appartement sonna, je décrochai à tout hasard et la voix de Swami Vishwananda me dit : « Je ne suis pas loin d’ici, à Antibes. Tu peux venir me chercher, avec la voiture ? » Nous avons passé la soirée ensemble. La lumière de sa présence m’a fait oublier ce moment difficile et m’a réconforté. Je baignais dans son amour.
par Pritalananda - France
Dans le jardin du centre de Swami Vishwananda à l'île Maurice se trouve une statue de Hanuman, le plus grand serviteur de Dieu. Hanuman apparut un jour. Swami avait quinze ans, il voyageait avec des amis en Inde, sa tante conduisait la voiture. Tout à coup, en plein milieu de la route se tient un immense singe de trois mètres de haut. La tante au volant fait un écart pour l’éviter. La voiture passe à travers ce singe géant. Tous les passagers sont choqués. Ils se retournent. Hanuman a disparu.
Une nuit, en Inde Hanuman revient dans un rêve pour dire à Swami Vishwananda: « je serai toujours là pour te protéger ».
Lors d’une des réunions pour chanter des bajans avec les enfants que nous organisions une fois par mois à la maison, quelques uns des devotees de mon premier gourou n’ont pas apprécié du tout la nouvelle disposition de mon autel. L’un d’eux me dit :
- Il ne doit y avoir que la photo du Gourou sur l’autel et rien d’autre !
- Si je trouvais des photos de tous les saints de Dieu, je les mettrais tous sur mon autel ! lui répondis-je.
- Alors nous ne pouvons plus faire de réunions de devotees chez toi.
- Mais les saints sont tous des formes différentes du divin, c’est le mental qui fait la différence.
Swami Vishwananda téléphonait pendant ce temps à ma femme pour lui demander comment se passait le Kinderbajan. Après je montrai aux participants un film sur les apparitions de Marie à des enfants à Garabandal en Espagne ! Qui ne rève pas de voir la mère divine me disais-je, que ce soit Durga, Devi, Kali ou Marie, quelque soit sa forme. Ce sont différents noms pour la même divinité. Mais certains participants ne partageaient pas du tout mon enthousiasme. J’étais un peu triste de me retrouver un peu seul avec mon point de vue. Je me disais, tant pis pour eux si ils veulent garder leur vue réduite de la divinité ! Swami Vishwananda me conforta plus tard dans mon choix.
L’amour
Swami Vishwananda raconta lors d'un satsang cette histoire pour montrer la force de l'amour.
Rama et Lakshmana était au bord de la mer et avaient priés le dieu de la mer de les laisser traverser pour aller avec l’armée de singes et d’ours à l’île de Lanka. Ils allaient libérer Sita de l’emprise du Roi Ravana. Mais le dieu de la mer n’avait pas daigné se montrer, cela faisait trois jours qu’ils priaient sans réponse. Lakshmana commençait à en avoir assez et menaçait de tuer l’océan et tous ses habitants en lançant une flèche dans la mer.
Rama se mit à rire et lui dit : « Comment veux tu tuer une illusion par une autre illusion ? »
Le seul moyen d’anéantir l’illusion est de le faire par la réalité. La réalité est l’amour, seul l’amour peut tuer l’illusion. Ce monde est en perpétuel mouvement, là rien n’est stable, comme dans le mental qui sans cesse est en mouvement. L’amour qui est la seule réalité vrai est vainqueur du mental.
Rama s’assit et médita, il envoya son amour au dieu de la mer. Le dieu de la mer apparut aussitôt, s’excusa et leur donna sa permission de traverser la mer.
par Pritalananda